« Même avec l’endométriose, j’ai le droit d’avoir de l’ambition : ma maladie ne me définit pas. »
Quand Magali rejoint DotWorld, elle n’est pas seulement comptable. Elle est aussi maman, passionnée de fitness, en pleine préparation de son brevet fédéral et marquée par deux maladies chroniques qui ont profondément transformé son rapport au travail.
« J’ai commencé par le social, avant de me tourner vers la comptabilité. »
DotWorld : Tu as commencé ta carrière dans le social. Pourquoi ce choix ?
Magali : J’ai toujours eu cette facilité à écouter et à aider les autres, c’est donc assez naturellement, et aussi encouragée par mes proches, que je me suis tournée vers une formation dans le social.
Mais au fur et à mesure que la formation avançait, je me suis rendu compte que ce n’était pas un environnement qui me convenait pleinement. Être en contact permanent avec les difficultés profondes des autres demandait une implication émotionnelle très forte, que je vivais intensément.
Et c’est à cette même période que ma mère est tombée gravement malade. Ma propre santé a aussi commencé à se dégrader à ce même moment. J’ai donc décidé de mettre mes études dans le social en pause.
DotWorld : Tu reviens ensuite vers une formation plus généraliste ?
Magali : Oui, j’ai entamé une formation d’employée de commerce en Suisse. C’était une voie assez ouverte, qui permettait d’accéder à une grande variété de postes. C’est à cette occasion que j’ai découvert la comptabilité, et j’ai tout de suite accroché avec son côté logique et rigoureux. Ce que je préfère, c’est la comptabilité analytique, parce qu’elle permet d’avoir un réel impact et une voix dans les décisions de l’entreprise.
« Le diagnostic a tout changé : j’ai compris que ce n’était pas dans ma tête. »
DotWorld : Tu as mis en pause cette formation également en raison de problèmes de santé. Comment as-tu découvert ta maladie chronique ?
Magali : En effet, malheureusement, j’ai dû interrompre cette formation plus tôt que prévu. Je vivais déjà depuis plusieurs années dans l’errance médicale, et j’ai fait une grosse poussée de douleurs. En parallèle, j’ai perdu ma maman. J’avais besoin de temps pour me remettre, mais aussi pour me concentrer sur ma santé.
Pendant des années, on m’a répété que mes douleurs étaient psychosomatiques : que j’étais juste une jeune femme stressée par la maladie de sa mère. On m’a prescrit des antidépresseurs. Mais au fond, je savais que ce n’était pas ça.
Je me suis documentée, j’ai insisté, j’ai multiplié les rendez-vous. Et un jour, on a enfin posé un mot : endométriose. Quelques mois plus tard, un second diagnostic est tombé : probable sclérose systémique diffuse.
Ce sont des maladies invisibles, très douloureuses, et encore trop peu prises au sérieux.
Ces diagnostics ont tout changé. On a enfin pu adapter les traitements. Et moi, j’ai pu commencer à me reconstruire.
« Après deux ans et demi loin du monde du travail, un formateur m’a dit : tu peux viser plus haut. »
DotWorld : Avant de reprendre tes études, tu as accueilli un heureux événement ?
Magali : Tout à fait ! J’ai décalé ma rentrée d’un an car je suis tombée enceinte : une grossesse inespérée, pour être honnête. Avec l’endométriose, la possibilité de maternité était très incertaine. Ça a été une joie immense.
DotWorld : Donc au final, tu as été éloignée du monde du travail/études pendant plus de deux ans et demi ?
Magali : Tout à fait. Vu comme ça, ça peut sembler long, mais c’était nécessaire. J’ai repris la formation d’employée de commerce. Et là, j’ai rencontré un formateur qui m’a beaucoup marquée.
Moi, je voulais juste finir mon diplôme en alternance, avoir un poste stable. J’avais passé des mois alitée, parfois incapable de bouger. Pour moi, rien que le fait de pouvoir étudier et travailler était déjà immense ! Et lui m’a dit : « Tu peux viser plus haut. »
Il m’a fait comprendre que la maladie ne me définit pas. Que je pouvais avoir une carrière, de l’ambition. Grâce à lui et au soutien de mes proches, je me suis lancée dans le brevet fédéral, juste après le diplôme d’employée de commerce.
« J’ai parlé de ma maladie chronique dès le processus de recrutement. »
DotWorld : Pourquoi as-tu choisi de rejoindre DotWorld ?
Magali : Juste avant, je travaillais dans l’industrie du cacao, en trésorerie. Mais j’avais envie d’élargir mon champ d’action au-delà de la dimension très opérationnelle de la trésorerie, notamment en comptabilité analytique.
J’ai postulé à une offre chez DotWorld, très alignée avec mes ambitions professionnelles. Dès le process, j’ai été transparente sur ma maladie chronique et mon parcours. C’était un risque, mais je tenais à cette cohérence entre mes valeurs et mon environnement de travail. Et j’ai senti que c’était accueilli avec respect.
DotWorld : Et ton quotidien aujourd’hui ?
Magali : Je suis arrivée sur des missions assez classiques, puis j’ai rapidement gagné en responsabilités : comptabilité analytique, automatisation de process, structuration budgétaire avec le COMEX… et même la clôture mensuelle, que je n’avais encore jamais gérée seule. Ça a été un vrai défi que j’ai relevé avec enthousiasme.
Aujourd’hui, je participe à la structuration du département finance. C’est grisant de créer, d’optimiser, d’avoir un réel impact. Et surtout, c’est un vrai travail d’équipe : c’est très stimulant de contribuer à une réussite collective.
J’évolue dans un environnement sécurisant, bienveillant, qui m’encourage à sortir de ma zone de confort. Cette confiance qu’on me donne, c’est une force immense.
Conclusion
« C’est important de témoigner : si mon histoire peut donner du courage à une seule personne, alors ça vaut le coup. »
Magali : Vivre avec des maladies chroniques, c’est faire l’expérience d’un corps qui peut parfois nous lâcher. Mais c’est aussi découvrir qu’on peut se relever, et revenir encore plus fort. Ce parcours, je ne l’ai pas fait seule : il a été jalonné de rencontres marquantes et d’opportunités arrivées au bon moment.
Aujourd’hui, je suis reconnaissante de pouvoir concilier ma vie de maman, la préparation de mon brevet fédéral, mon travail et… le sport (je me prépare pour mon tout premier Hyrox !). Reprendre possession de mon corps après des années de douleurs, c’est une véritable revanche. Et sans la flexibilité offerte par DotWorld (flexibilité horaire et organisation hybride dans les bureaux en Suisse) ce serait bien plus compliqué.
J’ai voulu partager mon histoire, parce qu’elle peut, je l’espère, en inspirer d’autres.