« J’ai testé Claude code le week-end, pendant ma veille. Je l’ai présenté à l’équipe le lundi matin. Le mardi, on lançait une équipe pilote. »
DotWorld : Salut Valentin. Pour commencer, est-ce que tu peux te présenter rapidement ?
Valentin : Je suis Valentin, développeur chez DotWorld. J’ai rejoint l’équipe en octobre 2024, d’abord en freelance, puis j’ai évolué assez vite. Aujourd’hui, je suis Lead sur notre produit autour de la recherche d’emploi.
« Je ne viens pas d’un parcours tech, mais la tech a toujours été une passion. »
DotWorld : Tu as opéré une reconversion vers la tech. À quel moment le déclic s’est-il produit ?
Valentin : À la base, je n’ai pas du tout une formation tech. J’ai un master STAPS, donc un parcours plutôt orienté sport et management du sport.
Le déclic est arrivé en master 2, lors d’un stage dans une entreprise tech… mais dans l’univers du sport. J’étais en poste sur un sujet marketing/communication, entouré de développeurs au quotidien. Et je me suis rendu compte que ce qui me stimulait vraiment, ce n’était pas ce que je faisais, mais ce qu’eux faisaient : quelque chose de concret, de logique, de créatif.
En réalité, la tech n’était pas complètement étrangère à mon parcours. Plus jeune, j’avais déjà beaucoup “bidouillé” : jailbreak d’iPod Touch, customisation de systèmes, modifications de consoles comme la PSP pour comprendre comment tout fonctionnait. Au départ, c’était de la curiosité et du jeu. Mais avec le recul, c’était déjà une manière d’apprendre.
Ensuite, j’ai commencé à créer de petits sites en HTML, CSS et JavaScript, notamment pour aider des proches. Et quand j’ai décidé d’en faire un vrai métier, je suis passé à quelque chose de plus structuré, notamment avec AdonisJS et React, et une approche plus proche des standards d’entreprise.
« Je n’apprends pas par cœur. J’apprends en faisant. »
DotWorld : Comment tu t’es formé concrètement ?
Valentin : J’ai validé un diplôme via OpenClassrooms. Mais avec le recul, ce n’est pas ça qui m’a le plus fait progresser.
Le vrai tournant, ça a été une période très intensive où je me suis consacré presque exclusivement à AdonisJS et React pendant plusieurs mois. J’enchaînais les projets, parfois très simples, juste pour comprendre en profondeur : comment on structure une application, comment on gère des appels API, comment on pense découpages de composants, comment tout s’articule.
Ensuite, il y a eu le baptême du feu : ouverture de ma micro-entreprise, premières missions, premiers clients, beaucoup de freelance. Là, tu n’as plus le choix, tu dois livrer.
Ma méthode est assez simple : je pars d’une idée, j’essaie de la construire, je bloque, je cherche, je corrige. C’est comme ça que les notions s’ancrent vraiment.
En réalité, je n’apprends pas “du code” par cœur. J’apprends à résoudre des problèmes.
« J’ai hésité entre un CDI confortable et une mission Freelance chez DotWorld. J’ai choisi DotWorld. »
DotWorld : Comment as-tu rencontré DotWorld et qu’est-ce qui t’a donné envie de rejoindre l’entreprise ?
Valentin : Je suis tombé sur DotWorld via le contenu de Leonel, qui est très actif sur X et Linkedin. Il parlait de la boîte, ça m’a intrigué, alors j’ai creusé.
Ce qui m’a tout de suite parlé, c’est l’organisation en petites squads. J’avais compris que chaque équipe fonctionnait avec un mini-CTO sur son périmètre. Cette idée d’autonomie forte, de responsabilité directe sur un produit, ça m’a vraiment attiré.
Et puis j’ai découvert les outils utilisés (Linear, Notion, Windsurf…) et j’ai été marqué par la modernité et la cohérence du workflow. Tout semblait structuré, fluide et bien pensé. J’ai senti une vraie volonté d’optimiser en permanence la manière de travailler
Il n’y avait pas de besoin côté dev à ce moment. J’ai donc attendu huit mois en surveillant les offres.
Quand l’annonce est sortie, j’ai postulé immédiatement. Au même moment, j’étais en fin de process pour un CDI confortable. Je me suis donc retrouvé avec deux propositions.
J’ai pris 24 heures. Sur le papier, le CDI était plus rassurant. Mais j’ai suivi mon intuition.
J’ai choisi DotWorld.
« Passer lead aussi vite, je ne l’avais pas anticipé. »
DotWorld : 6 mois après ton arrivée, tu devenais Lead. Comment ça s’est fait ?
Valentin : Ça s’est fait dans un contexte assez particulier. Quand je suis arrivé, l’équipe était en construction. Un poste de lead s’est libéré, et on m’a proposé de prendre ce poste.
Honnêtement, sur le moment, j’ai eu peur. Je n’avais pas “le profil standard” qu’on imagine pour un lead si on regarde uniquement le nombre d’années d’expérience. Mais au-delà de ça, ce qui a compté, c’est ce que j’avais montré pendant ces premiers mois. Mes managers m’ont décrit comme quelqu’un de fiable, engagé, passionné et très aligné avec la culture DotWorld. C’est pour cela qu’ils ont pensé à moi.
Je me suis dit : au pire, j’essaie. Si ça ne fonctionne pas, je redeviens contributeur individuel. Mais je sentais aussi que le poste pouvait me correspondre.
Avec le recul, c’est probablement l’une des décisions pro qui m’a le plus fait grandir. Je me suis découvert un vrai plaisir sur la coordination, la vision produit/tech, la priorisation, la structuration de la delivery, et tout ce qui permet à une équipe de livrer vite et bien sans se cramer.
« La veille n’est pas théorique : si un outil est game changer, on l’implémente. »
DotWorld : Tu parlais d’autonomie et d’expérimentation. Tu as un exemple concret ?
Valentin : Oui, très concret.
Chez DotWorld, on encourage la prise d’initiative. Si tu identifies un outil qui peut changer la donne, tu peux le tester, et surtout le faire tester vite.
En 2024, nous avons connu l’émergence des IDE boostées à l’IA (Windsurf, Cursor). Puis, au début de l’été 205, j’ai testé Claude Code un week-end pendant ma veille. Le lundi matin, je le présente en daily : pour moi, c’était un vrai levier de productivité.
Notre CTO teste dans la foulée. En moins de 24 heures, on lançait une équipe pilote avec budget alloué. On a facilement fait x5 en termes de tâches accomplies.
Pas de lourdeur. Pas de comité interminable.
C’est ça que j’apprécie : l’autonomie n’est pas un mot. Si un outil apporte une vraie valeur, il passe très vite de la veille à la production.
DotWorld : Et côté infrastructure produit ou tooling, ça fonctionne pareil ?
Valentin : Oui.
On utilisait PostHog pour la product analytics et les feature flags. Très bon outil, mais avec notre stack Next.js , notamment en server-side rendering, on a identifié des limites sur l’évaluation des feature flags.
Plutôt que de contourner le problème, on a fait de la veille pour trouver un nouvel outil de testing et de flags. On s’est dirigé vers Hypertune, complétement optimisé pour notre stack et infra.
On a échangé directement avec le fondateur, challengé la documentation, demandé des évolutions sur certaines fonctionnalités analytics. Résultat : relation directe avec l’éditeur, accès au plan Enterprise, et des améliorations déployées suite à nos retours.
Ça illustre bien la culture : on ne subit pas les outils “parce que c’est comme ça”.
On teste. On tranche. On garde ce qui crée de la valeur.
« Le challenge quotidien, c’est livrer vite sans baisser le niveau de qualité. »
DotWorld : Sur quoi tu travailles en ce moment, et quels sont tes défis principaux ?
Valentin : Il y a deux grands enjeux.
Le premier, c’est la fiabilité et l’observability.
On atteint des volumes de traffic où on ne peut plus se permettre d’avoir des zones floues. Si ça se dégrade, on doit savoir quoi, où et pourquoi en quelques minutes. Ça implique un monitoring exemplaire, des dashboards plus précis, une traçabilité renforcée et une réduction drastique du temps de diagnostic.
Le second, c’est la delivery.
On fonctionne en continuous delivery : chaque ticket peut partir en production dès qu’il est prêt. Ça demande :
- un code propre,
- des revues rigoureuses,
- une gestion fine des feature flags,
- zéro approximation sur les impacts.
Le vrai défi, c’est l’équilibre : garder une cadence élevée tout en restant irréprochable sur la qualité, avec des équipes resserrées.
En tant que lead, mon rôle, c’est d’orchestrer cet équilibre !
« Le remote m’a permis de recommencer à bouger. Et ça change tout. »
DotWorld : Tu profites aussi du remote pour voyager. Qu’est-ce que ça t’apporte ?
Valentin : Beaucoup. J’ai pu commencer par travailler depuis Barcelone, puis je suis parti en Thaïlande. Et ce n’est pas juste “sympa” : ça me libère l’esprit. Quand tu changes d’environnement, tu prends du recul, tu sors la tête du guidon, tu reviens plus lucide et souvent plus créatif.
Je sais aussi que je vais continuer à bouger, notamment autour du kitesurf, qui est ma passion numéro une. Avoir un cadre de travail qui rend ça possible, c’est un vrai changement de vie.
Conclusion
Avec le recul, je sais qu’une évolution aussi rapide n’aurait pas été possible partout.
Chez DotWorld, on te donne de l’autonomie et la confiance qui va avec. Évoluer dans un environnement où la veille est active, où l’expérimentation est encouragée et où les responsabilités arrivent vite, c’est un vrai accélérateur de carrière.